Bientôt des calèches et des chevaux
Une cinquantaine d’élus normands ont adressé, le 9 juillet 2026, une lettre ouverte au Premier ministre Sébastien Lecornu concernant la ligne SNCF Paris-Granville.
Trop vétuste, elle pourrait disparaître.Faudra-t-il bientôt passer par Caen ou Rennes pour relier Paris à Granville ? L’hypothèse est plus que plausible selon la lettre ouverte cosignée par les régions Normandie et Centre Val-de-Loire et envoyée au Premier ministre Sébastien Lecornu le 9 juillet 2026.
Avec la solidarité de plus de cinquante élus normands, Hervé Morin et François Bonneau alertent sur l’état de la ligne SNCF Paris-Granville, dont « le risque de fermeture est imminent »
Trop vétuste ?
Un peu plus de 3 heures. C’est tout ce qu’il faut pour parcourir l’intégralité de la liaison ferroviaire directe entre Paris et Granville, à savoir 360 kilomètres. Problème : depuis de longues années, elle souffre de vétusté. Et la coupe est pleine pour la Région Normandie, « qui assume seule la charge de toutes les liaisons ferroviaires avec Paris ».
Sur cette ligne, « les rails comme les équipements de voie ont en moyenne dépassé les 50 ans d’âge » martèle la Région Normandie qui souligne « l’urgence de la situation ».
La Région Normandie chiffre les travaux à « un milliard d’euros d’ici 2040 ». Elle alerte également sur le fait que ce montant peut croître de façon exponentielle, expliquant qu’il va « atteindre 55M € dès 2028, dont 30 à la charge de la Région ».
Dans ce contexte, Hervé Morin explique que seule « une vingtaine de millions » pourra être attribuée à la régénération des LFDT. Des opérations plus urgentes seront alors privilégiées, à savoir les axes Lisieux-Deauville et Serquigny-Elbeuf.


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